Les arbres du tiers nord du square Guiu seront bien abattus.

Nous sommes à la mi-mars, profitez des 15 derniers jours de leur existence. Il paraît que certains les enlacent et les embrassent, ne vous gênez pas… Ça s’appelle le Tree hugging.

En effet, le verdict définitif vient de tomber. Nous avions fait une proposition de plan de circulation alternée et alternative qui, s’il avait pu être appliqué, aurait permis la réalisation des travaux sur le square sans raser la partie supérieure afin de laisser place à une déviation intra-square.

Nous devons reconnaître que la maîtrise d’ouvrage a effectivement missionné un bureau d’études pour examiner la faisabilité de notre proposition (qui était bien entendu un travail de non spécialiste dans ce domaine). Sur le plan technique nous ne pouvons contester cette expertise qui s’est appuyée sur des outils de simulation afin de modéliser les effets d’un schéma de circulation alternée intelligente. Celle-ci aurait adapté les temporisations des feux aux variations horaires des flux, entrant le matin et sortant le soir. Le modèle tenait compte, en outre, des problématiques de sortie des propriétés riveraines du chantier ainsi que des interruptions dûes au service de ce chantier. Des files d’attente allant de 250 mètres à 700 mètres provoqueraient la saturation de l’alternat. De toute évidence les automobilistes auraient alors adapté leurs trajets en se reportant sur les itinéraires alternatifs que nous avions suggéré, cependant, un autre modèle représentant le graphe de circulation horaire général de la ville, met lui aussi en évidence les blocages qui se produiraient suite à ces reports.

Moralité:
- Le chemin des Limites est un axe de circulation essentiel, si un événement quelconque le bloquait, la circulation urbaine générale serait extrêmement perturbée sinon paralysée.
- Le sacrifice partiel du square Guiu est le prix à payer pour la préservation de la propriété privée (prendre sur le square pour ne pas exproprier d’habitations comme cela s’est produit dans d’autres quartiers de Nîmes car il n’y avait pas d’alternative).
- La voiture grignote la ville petit à petit. Il est temps de penser à un changement dans la manière de se déplacer en milieu urbain. Il est nécessaire de changer les esprits en profondeur, de trouver des solutions ambitieuses voire révolutionnaires, mais ça c’est une autre histoire… En tout cas les décisions ont été confirmées au niveau du maire d’une part et du président de l’Agglo d’autre part. Alea jacta est, requiem pour nos arbres !

